Participer à un son et lumière à Sainte-Anne-d'Auray

Par Odile Perriot

En 2013, un spectacle son et lumière est créé à Sainte-Anne-d’Auray : Yvon Nicolazic paysan breton. Il va faire connaître le destin exceptionnel de ce paysan à un large public.

Quand les répétitions commencent, c’est encore l’hiver. La première se fera, au chaud, dans le gymnase à Sainte-Anne. Tous les aspirants acteurs sont là (dont trois Causeuses !). D’abord, il s’agit d’attribuer les rôles : paysans, villageois, religieux... (et voilà deux Causeuses en paysannes et une en villageoise). Mais qui  sera Yvon Nicolazic et son épouse Guillemette ? Dans la foule, un homme et une femme ont été repérés. C'est un couple dans la vraie vie, alors pas d'hésitation, ce sera eux ! 

Faire les moissons ?
Auteur et metteur en scène, le père Fagot nous demande de faire les moissons… style 17ème siècle.  On se regarde les uns les autres, mais comment fait-on ça ? Mimer dans un gymnase, sans rien… Nous allons recommencer plusieurs fois ! Et quelques mois plus tard, nous nous retrouvons en tenue d'époque, robe, tablier, coiffe et botoù-koat, sur le site du mémorial, à ramasser du foin, le transporter et faire des bottes ! Au fil des répétitions, des liens se créent. On se guide, se coordonne mutuellement. Chaque samedi après-midi c'est le même plaisir de se retrouver,  de découvrir ce qui nous attend et toujours dans la bonne   humeur. Même par mauvais temps on rigole. Ça y est, c'est ce soir la première ! Nous sommes dans le noir. Les gradins sont pleins. La musique démarre, les lumières s'allument. On y va !

Aujourd’hui, le spectacle s’appelle 1625… Le mystère de Sainte-Anne.  Depuis les débuts, de nouveaux personnages ont été intégrés  : Pierre de Kériolet, Jeanne, seule descendante de Yvon Nicolazic ayant eu des enfants...


Yvon Nicolazic  a une première apparition le 25 Juillet 1624 : une belle dame se présente à lui, comme étant Anne, mère de Marie. Ces apparitions vont se multiplier. Une nuit, en suivant ses indications, il se rend au lieu dit Le Boceno, où il déterre une statue.  Celle de Sainte-Anne. Sa vie sera bouleversée et il se dévouera entièrement pour réaliser ce que Sainte-Anne lui a demandé : qu'en ce lieu son nom soit vénéré. L’ homme va être confronté à l'incrédulité des autorités ecclésiastiques. Enquêtes et contre-enquêtes seront menées. Mais sa foi, sa persévérance et sa détermination auront raison. Conformément à la demande de Sainte-Anne, une chapelle sera d’abord construite, puis en 1865, la basilique. Le grand pardon s'y déroule chaque année les 25 et 26 Juillet. C



 

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